L’Unaf a rencontré Elisabeth Laithier, présidente du Comité de filière Petite enfance

Le comité de filière petite enfance dont l'Unaf est membre est chargé de mettre en place une gestion prévisionnelle territoriale et nationale partagée des emplois et des compétences pour faire face à la pénurie de professionnels de la petite enfance, permettre le développement futur de l’offre d’accueil, et répondre au sentiment de manque de reconnaissance des professionnels et au besoin de réaffirmation du sens de leur activité en œuvrant à améliorer l’attractivité des métiers de la petite enfance sur les plans de la rémunération et du parcours de carrière. A l’occasion de cet entretien, l’Unaf a pu faire part des très fortes inquiétudes des familles concernant les fermetures de crèches qui commencent a se multiplier du fait de la pénurie de professionnels.

Elisabeth Laithier et Marie-Andrée Blanc

Le 8 juin 2022, la Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, a reçu à l’Unaf, Elisabeth Laithier, présidente du Comité de filière petite enfance.

Participaient aussi de l’Unaf : Patricia Humann, coordonnatrice du pôle « Ecole – Petite enfance – Jeunesse », Mathilde Bourgerie, Chargée de mission et Nathalie Serruques, chargée de mission au pôle « Protection – Droits des enfants ».

A l’occasion de cet entretien, l’Unaf a pu faire part des très fortes inquiétudes des familles concernant les fermetures de crèches qui commencent à se multiplier du fait de la pénurie de professionnels. A titre d’exemple à Paris, 3 crèches municipales vont prochainement fermer dans le 17ème et 3 crèches dans le 15ème.

La pénurie de professionnels n’est pas nouvelle mais prend une dimension inédite, notamment concernant les personnels les plus qualifiés comme les auxiliaires de puériculture, les éducateurs de jeunes enfants ou infirmières puéricultrices.

Tout à fait consciente de cette problématique, Elisabeth Laithier a rappelé que l’objet du Comité de filière était de trouver des solutions à court et à moyen terme à cette pénurie de professionnels pour l’accueil de la petite enfance. Cela concerne la pénurie de professionnels dans les EAJE mais aussi d’assistantes maternelles du fait des départs à la retraite.

Les principales mesures prises par ce comité de filière qui ne concernent pas uniquement la pénurie mais aussi les rémunérations des personnels, la qualité de vie au travail… sont les suivantes :

  1. Une enquête faite auprès des EAJE par la Cnaf pour connaître les manques de personnels. Cette étude sera publiée fin juin à la Cnaf et au Comité de filière.
  2. Cette enquête permettra de nourrir les échanges avec l’Education nationale d’une part et les régions d’autre part afin de permettre une meilleure adéquation du nombre de places en formation initiale avec les attentes du secteur en termes de professionnels dans chaque territoire.
  3. Le Comité de filière s’attache à faire sauter les verrous freinant qui ne paraissent pas obligatoires pour la VAE (validation des acquis et de l’expérience), l’embauche dans la fonction publique (concours pour EJE – Educateurs de jeunes enfants –  et AP – Auxiliaire de puériculture -), stage à l’hôpital obligatoire pour les AP.

Les revalorisations salariales du secteur sont bien sur évoquées mais elles passent par des accords avec les syndicats employeurs.

Le Service public de la petite enfance (SPPE) a par ailleurs été évoqué, Elisabeth Laithier assurant y être très favorable mais si une compensation financière est attribuée à l’euro près de la part de l’Etat vers les communes.

Elisabeth Laithier sera prochainement présidente du Comité de filière parentalité au sein duquel l’Unaf prendra toute sa place.

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